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O Carré Opéra Optique est un spectacle performance né d’un désir de confronter les perceptions que nous avons des œuvres d’art, tant abstraites que figuratives, de jouer avec, voire de déjouer leurs limites respectives.

Pour cela, O Carré Opéra Optique réunit peinture, vidéo et musique dont les expressions propres vont s’interconnecter, prolonger notre perception initiale, dévier les codes abstraction/figuration et classique/contemporain au profit d’une expression renouvelée.

Cette transversalité a pour effet de mettre le sens en mouvement et suscite une poésie particulière.

Le spectacle met en scène des toiles de Markis Sarkis dans un espace théâtral, avant que la vidéo en métamorphose la lecture. Les films (réalisés par Isabelle Singer) projetés en grand format révèlent plus qu’ils n’illustrent les peintures. Bien davantage, ils inventent un univers connexe, avec lyrisme et malice, surprises et pertinences, réflexion et interrogations. Même jeu de contrepoint avec les musiques composées par le peintre qu’il interprète en direct à la guitare accompagné au violoncelle par Vincent Rudelle.

Entre chaque séquence de direct s’insère une scène de type holographique. De là, naît un jeu d’illusion faisant s’animer des personnages sur les toiles réelles, avec un ton d’humour, de dérision et de fantasmagorie. Là aussi, le sens se ramifie du fait de multiples interactions entre peinture, musique et image. Par exemple, une main holographique s’immisce dans une toile, elle y joue sur la guitare qui y figure, pendant que sur grand écran, l’autre main peint au rythme de cette musique une nouvelle toile.